Pour vous, c’est quoi un chien ?


Oui, je vous vois déjà sourire derrière votre écran, en lisant le titre de nouveau post (voyons le positif, on vous aura fait sourire au moins une fois^^ ), pourtant, cette question apparemment anodine, voire euh… stupide (bah quoi un chien, ça a 4 pattes, 2 oreilles, plein de poils et ça fait wouf toute la journée, enfin surtout celui du voisin, où est le problème ? Pourquoi cette question ?)



La réponse que chacun rendra, nous donnera un certain nombre d’indices pour mieux cerner le binôme qui demande notre aide; et, c’est avec cette question-réponse que nous démarrerons (ou pas!) notre 1er rv, appelé sur notre site, « bilan comportemental ».


De suite, détendez-vous : l’avantage de cette question, c’est qu’il n’y a aucune mauvaise réponse possible (enfin si: si vous nous dites qu’un chien c’est comme une serpillière, ça sert à s’essuyer les pieds, ça risque de mettre un terme très rapidement à l’échange constructif, ou plutôt, si j'entrevois chez vous à la suite de cette (mauvaise) réponse, une lueur d'espoir dans votre regard, de la curiosité, une ouverture à vous faire changer d'avis, je penserai tout bas qu’il y aura un peu plus de boulot avec vous...)


En réalité, cette manière de rentrer dans le vif du sujet (la raison de notre rencontre : vous et votre boule de poils) permet surtout de vous inviter à réfléchir sur votre propre vision du chien, de votre chien, de vos attentes plus ou moins conscientes, qui pourront par la suite, nous et vous aider à améliorer votre relation avec votre boule de poils.


Ensuite, vous poser cette question nous permet aussi d’évaluer vos connaissances sur l’espèce canine. Cet animal partage depuis tellement longtemps la vie des humains que ces derniers oublient un peu ce qu’ils sont ou oublient carrément la nature de leur compagnon à quatre pattes ! Et fatalement, cela causera des problèmes, de comportement, de compréhension, de communication, la relation sera bloquée.


Parce qu’aujourd’hui, nos sociétés occidentales du moins, (pour les autres, leur rapport à l’espèce canine est souvent bien différente, question de culture, entre autres) demandent sans cesse à nos chiens d’acquérir toujours plus de compétences, d’accepter toujours plus de contraintes, parfois même de nier leur propre nature et/ou besoins spécifiques à leur espèce et/ou race, les chiens doivent de plus en plus s’adapter, parfois même subir, souffrir (et en silence...) sous peine de finir en refuge, ou pire encore.



Pourquoi dénaturer autant le chien, en tant qu'animal, individu animal à part entière? Quel rôle lui attribue-t-on à l'afflubler ainsi?!.


Vous voulez des exemples ? Une compétence qu’un chien français, ou allemand, ou que sais-je encore, anglais, doit très rapidement apprendre est celle, fondamentale, de savoir rester seul, parfois des journées entières, à attendre leur bien-aimé humain qui trime dur, pour vivre, et accessoirement pour payer les croquettes du chien.


Or, Canis Lupus est une espèce sociale, c’est-à-dire que rencontrer, fréquenter, voire vivre avec des congénères, ou à défaut sa famille humaine est un BESOIN ESSENTIEL pour son équilibre…


En plus de ça, Toutou, en restant seul, doit également et impérativement apprendre à ignorer tout ce qui l’entoure : le canapé, les pantoufles du p'tit dernier parti en retard à l’école, la poubelle de la cuisine, entrouverte car Maman Humaine (ou Papa humain, tiens!) n’a pas pensé à vider avant de partir, tout-e pressé-e par la journée à rallonge hyper stressante qui l’attend, lui ; alors bon le chien ben...il n’a qu’à bien se tenir^^

Toutou devra donc ronger son frein, et rien d’autre, sinon, gare à la mine colérique de son humain le soir, rentrant et découvrant les restes de la chouette ou horrible journée (tout dépend du point de vue) qu’a passé Toutou à déchiqueter tout ce qui l’entourait, si désœuvré, et angoissé d’être loin de son élément rassurant, son référent : vous.



A l’époque de nos (plus ou moins arrière) -grands - parents, les (presque) mêmes chiens avaient une vraie vie de chien (enfin pas tous, n’idéalisons pas à l’excès non plus….) disons qu’ils n’avaient pas besoin d’apprendre à rester seul dedans, puisqu’ils ne rentraient pas dans les maisons, ils pouvaient aller faire le tour du pays, tant qu’ils ne touchaient pas aux poules. On leur demandait surtout d’être sociables, non agressifs, plutôt que d’être « obéissants ». (sauf bien sûr pour les chiens de travail, bergers, gardiens, chasseurs...qu’on retrouve pas mal aujourd’hui…. dans les refuges...)


Encore une fois, on n’écrit pas ce post pour culpabiliser tous ces humains qui vont travailler du matin au soir en laissant Toutou dedans ! Évidemment qu’on doit aller travailler, évidemment qu’on n’a pas souvent d’autre choix que de laisser nos chiens seuls. Cette compétence, vous devrez la lui apprendre, et elle est pour nous beaucoup plus importante que celle de savoir s'assoir sur ordre, à gauche (ou à droite?!) de vous;)


Demandons-nous AVANT d’adopter, si nous pourrons et aurons l’envie de consacrer notre temps libre ou une partie de celui-ci du moins, à combler les besoins spécifiques de nos compagnons à quatre pattes… Explorer, renifler, courir, découvrir, rencontrer différentes espèces, milieux, mastiquer, ronger, aboyer, creuser, et même ne rien faire d'autre que d'avoir le plaisir d’être à côté de leurs humains adorés...


et oui! bonne balade signifie souvent pour Cybelle retour cracra :)

Il est tout à fait possible de conjuguer vie professionnelle, familiale et accueil d’un chiot/chien... Mais en ayant conscience que cet animal a des besoins, qu’il faut pouvoir couvrir, en ayant le temps, ET les connaissances minimum sur ce qu’est un chien, comment il communique et de quoi il a besoin pour être heureux avec votre famille. Rester seul pour un chien n’est pas inné, cela s’apprend, c’est vraiment, vraiment important !!

Bon…. de cette première question, apparemment banale (on voit déjà qu’elle ne l’est pas tant que ça, ou que du moins, elle permet à tout à chacun de réfléchir à pas mal de choses), en découle une seconde, que l’on vous posera (ou pas !) également lors de notre première rencontre (bilan comportemental) et si vous souhaitez vous faire accompagner dans le choix d’un chiot/chien (voir notre pack dans services sur notre site), toute aussi importante : pourquoi avoir un chien à vos côtés ? (et pas un cheval, ou un chat, ou un hamster lol). 1


Encore une fois, ces questions ne sont pas posées pour vous juger, ou vous critiquer ! Ce n’est absolument pas notre but ! Elles permettent, nous semble-t-il et lorsque cela est nécessaire, de mettre en lumière des choix conscients ou pas, des attentes parfois lourdes à porter pour nous, pour nos chiens, qui influent notre regard, notre posture de guide de nos chiens qu’on souhaiterait bien différents.

Un chien peut être sincèrement désiré et accueilli dans une famille, et en même temps, devoir adopter un rôle, une place qui n’est pas vraiment la sienne (un ami disparu, un mari parti, un être protecteur, un vecteur social, un palliatif à une grande solitude, un faire-valoir, un accessoire de mode...etc).

Pour certains chiens, cela ne posera pas ou peu de problèmes, (question de caractère, de capacité de résilience?!). Pour d’autres, plus sensibles, moins autonomes, plus intelligents, peut-être, ce rôle, cette place attribuée sera anxiogène, étouffante, invivable, aliènante. Notre accompagnement permettra alors, en douceur, et avec tout le tact possible, de faire émerger ce lien de cause à effet, qui se dévoile souvent, dans un ou des comportements dit « gênants » du chien, pour lequel on nous a appelé.


Parfois aussi, cette question peut amener chacun, s’il se la pose en toute sincérité et humilité, à prendre conscience que nos chiens nous amènent, à travers eux, à travailler sur nous-même. La notion de chien miroir de son humain, la peur du regard de l’autre (vous savez, celui qui juge : bah celui-là, son chien, il le gère pas hein, ou alors qu’est-ce qu’il est méchant ce chien ! - Alors que le toutou en question signifie jusque qu’il n’a pas élevé les cochons avec l’humain qui le caresse bien sur la tête sans même imaginer que le dit chien a horreur de ce type de contact d’inconnus!), le besoin de contrôle, ou la difficulté de lâcher-prise, etc...




En rv avec nous, peut-être n’aurez-vous pas envie de nous donner réponse. Ce n’est pas grave ! (souvent, ce que l’on observera, ce que l’on travaillera ensemble, entre vous et votre chien sera une autre manière de l’exprimer)

L’important pour nous, c’est de vous amener à vous questionner, à découvrir et construire une relation plus saine, plus authentique, plus forte avec votre meilleur ami à quatre pattes : c’est juste ça que l’on vous souhaite, chez Lunadog.

Nos chiens, dans nos vies, ont le pouvoir de nous amener à progresser, à cheminer, à mieux nous connaître, à mieux fonctionner : à évoluer. Ils sont, en ce sens, de merveilleux vecteurs de réflexion, sur soi, sur le monde, et nous permettent de profondément apprendre ou ré-apprendre à vivre autrement, en se respectant soi, et l’autre, quelque soient les différences, mais toujours avec bienveillance. Nous finirons en citant Eckhart Tolle:


"Je crois que les chiens et les chats remplissent une fonction vitale dans la conscience collective de l’humanité. Je les appellerai “les Gardiens de l’Être”. Ils nous montrent ce que nous avons perdu et, une fois que nous l’avons compris, ils peuvent nous aider à évoluer vers un état de conscience plus profond."


Comme quoi d'une question simple et banale, on arrive loin.



On vous laisse, y méditer avec Lune, l'une de mes Gardiennes de l’Être, en Ariège.


Spéciale dédicace à Isabelle Senegre, de L'Avis de Chien.









1Voir à ce sujet, le groupe (privé) facebook de G, Bretzner « Pourquoi un chien dans ma vie ?

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